GRANDE INTERVIEW : Charles Adrianssens & Paul Montjotin : "Le temps est un objet très complexe. Sa définition même pose problème."

Un poignant récit d’exil et de résilience à travers les yeux d’Omar et Nada

Et moi, je me contentais de t’aimer de Rosella Postorino

Et moi, je me contentais de t'aimer de Rosella Postorino

Sarajevo, printemps 1992.

Omar a dix ans et passe ses journées à la fenêtre en espérant que sa mère revienne.

Seule Nada, avec ses beaux yeux bleus, parvient à l’apaiser en lui tenant la main.

Elle a un frère, Ivo, assez âgé pour être mobilisé.

Pour les éloigner de la guerre, un matin de juillet, un bus humanitaire les emmène en Italie.

Lire aussi cet Article… Lorsque Christiane Taubira nous parle de sa mère

Exil, Guerre, Amour, Résilience

Si la mère d’Omar est toujours vivante, comment fera-t-elle pour le retrouver ?

Et si Ivo mourait au combat ?

Sur la route de l’exil, Nada rencontre Danilo, qui lui fait une promesse.

Arrivés en terre étrangère, entre instituts et familles d’accueil, chacun, sans le savoir, rompt un peu plus le lien avec sa naissance en ouvrant une nouvelle page.

Car le prix à payer pour la paix retrouvée est la perte irréversible de l’amour originel.

Sauf à se jurer fidélité en tissant un lien qui sera leur salut.

Avec une intelligence remarquable et un souffle romanesque puissant, Rosella Postorino, l’auteure de La Goûteuse d’Hitler, prix Campiello, signe un roman à la fois épique et intime, inspirée de témoignages d’enfants qui ont vécu l’exil.

Une histoire d’amour et de guerre, une magnifique évocation de l’innocence et de la perte.

Rosella Postorino est une romancière italienne contemporaine. En 2013, elle a remporté le prix international Città di Penne et en 2018, les prix Rapallo-Carige et Campiello

LaPresseDuSoir : Une façon nouvelle et innovante de lire l'actualité